Chapitre 1
Nathan
<< Mr Romairyc,
We would like to thank you for your time during the test sessions at the Elysium Auto Team circuit, and for your interest in our team regarding the seat that will become available at the end of the 2011 season.
Despite some very good results, we regret to inform you that we have ultimately chosen another driver.
Wishing you a good day,
Kind regards,
Justine Pelletier>>
<<Monsieur Romairyc,
Nous vous remercions pour votre temps lors des essais au circuit Elysium Auto Team, ainsi qu’à l’intérêt que vous porter à notre écurie pour le baquet qui se libérera en cette fin de saison 2011.
En dépit de très bons résultats, nous avons le regret de vous informer que nous avons finalement choisi un autre pilote.
En vous souhaitant une bonne journée,
Cordialement,
Mme Justine Pelletier>>
C'est le mail que Nathan vient de consulter. Il sait que l'obtention de ce baquet pour commencer la nouvelle saison de 2012 ne sera pas facile à obtenir. Le départ à la retraite d’un pilote va souvent de pair avec une bataille sans pitié entre les jeunes pilotes de F2. Il sont extrêmement nombreux à désirer 20 baquets unique dans le monde pour réaliser leur rêve de devenir champion du monde de Formule 1.
Lors des essais privés dans la glorieuse écurie qu’est Elysium, notre pilote aux cheveux bruns a été excellent. Toute l'équipe d'ingénieurs l'a félicité pour ses bons temps et sa gestion de voiture exemplaire. Seulement, il sait qu’ils ont été deux à avoir fait des essais privés ces dernières semaines. Deux rookies à pouvoir entrer dans l'un des plus prestigieux sports automobiles du monde.
“Tant pis, on reste en F2 le temps de, ce n'est qu'une question de temps”. Bien que cette pensée soit essentiellement pour le motiver et ne pas abandonner, un goût amer en bouche persiste. Qui peut bien être cette autre personne à avoir eu le siège.
Un peu plus tard, Nathan traîne sur les réseaux, il voit un poste d’Elysium.
<< Welcome to the Elysium Auto Team family, @LeandroEriksson !>>
<<Bienvenue dans la famille Elysium Auto Team, @LeandroEriksson !>>
Une photo, une description. Un de ses plus grands adversaires actuels. C’est donc Eriksson le deuxième pilote aux essais. C’est donc lui qu'il a essayé de surpasser à chaque tour de piste. Quoique ce n’est finalement pas si surprenant, ils se sont connus en Formule 3 et se sont régulièrement battus en piste pour des premières places. Et même si rien n'a changé lors de leur passage en Formule 2, il y a d'autres pilotes talentueux avec eux. Pour lui, c’est sûrement un coup du destin.
Nathan ne s’est jamais vraiment intéressé à Leandro et l'inverse est tout aussi vrai. Ils recherchent chacun le meilleur d'eux même pour arriver en Formule 1, leurs rêves de toujours. Il n’a jamais pris le temps de connaître, leur relation est cordiale et respectueuse. En piste, ils offrent toujours de beaux combats aux rares spectateurs ainsi qu’une gestion de voiture digne des plus grands du sport automobile.
Dans sa poche, il sent son téléphone vibrer. Are you, are you, Coming to the tree? They strung up a man, They say who murdered three, Strange things did…
<< Appel entrant : Folke Ohlson Wikström>>
— Pourquoi le directeur de Wikström m’appelle ? marmonne-t-il pour lui-même, Hello, Nathan Romairyc, I'm listening.
— Nathan! How are you? It’s Folke from Wikström Bookshop Racing, I’m calling about an offer. We both know how good you are, and we’d love to have you on our team as our third driver. What do you think?
— Oh! Euuuh… Can I have a moment to think about your offer?
— Of course! Take your time! You’ve got my number, so give me a call – and I hope the answer will be “yes”!
— Ya, bye Folke
— See ya
— Pourquoi le directeur de Wikström m’appelle ? marmonne-t-il pour lui-même, Allo, Nathan Romairyc, je vous écoute.
— Nathan ! Comment vas-tu ? C'est Folke de chez Wikström Bookshop Racing, je t'appelle pour une offre. On sait tous les deux à quel point tu es bon et nous aimerions t’avoir dans notre équipe comme troisième pilote. Tu en dis quoi ?
— Oh ! Euuuh… Je peux réfléchir un peu à votre proposition ?
— Bien sûr ! Prends ton temps ! Tu as mon numéro, tu me rappelles et j'espère que ce sera “oui” !
— Oui, au revoir Folke
— À bientôt
“Et bien, voilà qui remélange les cartes..”
L'appel a été court, mais l'essentiel est là. Nathan a maintenant une possibilité d'entrer en F1 en 2012.
— Alors qu'est-ce qu'il se passe ? demande Élhisa, la meilleure amie de Nathan, en s'installant à la table du café où ils ont l’habitude de se retrouver.
— Je suis pas pris chez Elysium et Wikström me propose d’être leur troisième pilote.. souffle Nathan avant de reprendre une gorgée de son chocolat chaud
— Merde.. ça aurait été stylé un français dans une écurie française pour commencer son parcours en F1 ! T'en pis, tu vas leur montrer qu'ils ont fait le mauvais choix en faisant remonter Wikström du milieu en haut de tableau !
— Compliqué, je ne suis que le pilote de remplacement, je te rappelle. Mais y’a pas que ça..
— Certes, mais tu vas rouler lors des essais, doooonc leur en mettre plein la vue, elle fait une petite pause, et c’est quoi l’autre truc ?
— C’est Leandro qu’ils ont retenu.
— Eriksson ?
— Lui-même…
— Aouch..
— Comme tu dis, soupire Nathan, ce gars me met tout le temps des bâtons dans les roues. Tu as bien vu lors des dernières courses !
— Ouais, mais je continue de croire que tu es plus fort et que tu as plus de talent que lui. Enfin, il a toujours sa réputation de petit prodige du sport automobile, donc il se défend bien face à toi. Sans laisser le temps à Nathan de répondre, elle enchaîne. Et dieu qu’il est charismatique, froid et direct. Et incroyablement sexy avec ses yeux bleu ciel, là.
— Il a toujours deux podiums de plus que moi en F2. Je vois pas comment je peux être meilleur que lui, mais bon, si tu le dis. Il s’arrête. Et vous avez vraiment un problème, vous les meufs, avec les mecs beaux et directs, rigole Nathan.
— Que veux-tu, ils sont séduisants. D'ailleurs !! Je t'ai pas dit je vais rentrer dans l'Université que je voulais !!!
— Ooooh félicitations Li !!!
Retrouver sa meilleure amie fait un bien fou à Nathan. Élhisa a toujours su et a toujours été là pour remonter le moral du Français. Voisins depuis toujours, elle l'a vu grandir et monter de kart à Formule 4, puis 3 et enfin 2. Elle a été la première au courant de son essai chez Elysium Auto Team, un motoriste et concepteur de voiture Français, et l’a encouragé à faire de son mieux.
Perdu dans ses pensées, il s’est quelque peu désintéressé de l’énième monologue de son amie d’enfance sur son choix d'Université, de ce qu’elle pourra faire une fois là-bas et de ses problématiques de logement. Au fond de lui, il sait que la probabilité qu’il se retrouve au coude à coude avec Leandro pour entrer en F1 est grande. Il ne s’est tout simplement pas réellement préparé à tomber et, surtout, à perdre contre lui. Et cette prise de conscience a mis son moral au plus bas.
Après une légère introspection et pesant le pour et le contre d’accepter la place de troisième pilote, il prit sa décision.
— Je pense accepter, coupe-t-il alors sa meilleure amie.
— C'est-à-dire ? l’agacement d'avoir été interrompue est palpable dans sa voix.
— L'offre de Wikström. Je pense l'accepter. Oui, ça veut dire être seulement troisième pilote, faire beaucoup d'interviews et rouler une course sur 10 en espérant qu'un titulaire soit malade. Mais au moins j’entrerai enfin en F1.
— Si tu penses que c'est le mieux pour toi, fonce, on est là pour te soutenir, tes parents, tes sœurs et moi. Tu leur en a parlé d'ailleurs ?
— Pas encore, j'avais besoin de t'en parler avant.
— Moooooh, c'est mignon, l'amie d'enfance avant tout.
— T'es bête.
— Tu m'aimes.
— Ça reste à voir, ça.
— Sale con, après tous les sacrifices que j’ai faits pour toi, montre-toi reconnaissant un minimum.
Sur cette tirade pleine d’ironie et de sarcasme, ils explosent de rire dans le café en leur attirant quelques regards désobligeant des clients alentour.
De retour chez lui, Nathan est accueilli par l'une des sœurs jumelles, Aurore.
— Alors ?? Signe-t-elle avec entrain.
— Alors, je vais certainement être troisième pilote chez Wikström, il lui signe en retour, dans ses gestes une pointe de tristesse est présente.
— Oh.. câlin ?
Il s'approche de sa petite sœur et la prend dans ses bras. Elle resserre l'étreinte et une autre masse vient se coller à eux. Sarah, l'autre jumelle, a lu l'échange et s'est rajoutée dans le soutien émotionnel familial. Enfin, c'est Léna, la première des sœurs, qui termine la boule humaine. Nathan est heureux, même s'il n'a pas eu son baquet, il a 3 magnifiques petites sœurs avec lui.
— Et bien, je crois que ça répond à notre question.
— Maman ! Les enfants se retournent vers la voix de leurs mères.
— Aller mon chéri, ça va le faire, une petite voix m'a aussi dit que tu allais être troisième pilote ? Signe et demande la matriarche de la famille Romairyc.
— Élhisa sale traître, répond de la même manière Nathan.
La famille éclate de rire et Nathan fait part de sa décision d'attendre une dizaine de jours avant de donner sa réponse à Folke. Il veut attendre pour laisser une chance à d'autres propositions.
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Dix jours plus tard, Nathan n’a encore rien reçu. Il recherche le contact de Folke Ohlson dans son répertoire et l’appelle.
— Nathan! I'm glad you called me back, la voix du Suédois plein de vie, rassure Nathan pour son avenir en F1.
— Hello Folke, how are you ?
— All right, but maybe you’ll cheer me up. So, what’s your answer?
— That’s a yes, I'm joining your team.
— Ha ha, I knew it! You won't regret it! Welcome, Nathan!!
— Nathan ! Je suis heureux que tu me rappelles, la voix du Suédois plein de vie, rassure Nathan pour son avenir en F1.
— Salut Folke, comment vas-tu ?
— Très bien, mais peut-être que tu vas me faire sentir mieux. Alors, quelle est ta réponse ?
— C'est oui, je rejoins votre équipe.
— Ha ha, je le savais ! Tu ne vas pas le regretter ! Bienvenu Nathan !!
À la fin de l'appel, Nathan sait qu'il a fait un choix décisif.
Ils ont aussi convenu d’un rendez-vous au siège social de Wikström dans la semaine suivante pour rencontrer toute l'équipe. Même si la Drôme - Suède se fait bien en avion, il faut tout de même préparer le voyage. Ainsi, Nathan prit son billet d’avion et son hôtel dans la foulée de l’appel. Il ne lui reste qu’à faire sa valise.
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Leandro
Ce n’est pas un hasard si Lennart se retrouve ce jeudi au siège social de l’écurie Elysium. Après plusieurs essais pour rouler avec les anciennes F1 Elysium, il a été rappelé par Justine Pelletier, la directrice de l’écurie, pour prendre le baquet qui se retrouve vacant à la rentrée 2012.
— …And thank you for welcoming Lennart Eriksson! termine Justine pour inviter le rooki sur la scène improvisée de l’entrée-garage de l’immense bâtiment.
— Hello everyone, thank you for welcoming me into your family. I hope to have some great races with you and that we’ll go far together. I know that losing a driver isn’t easy, especially when it’s someone like Axel Evans who is retiring. Thank you for those magnificent years in Formula 1; on a personal note, thank you for inspiring me and keeping me holding on to my dream of becoming a driver. It is an honour to take over from you, and I hope to continue your legacy and keep Elysium at the top. I’d like to take this opportunity to ask you to call me Leandro instead; I’m much more used to this Brazilian nickname than my Swedish first name, haha
— ...Et merci d’accueillir Lennart Eriksson ! termine Justine pour inviter le rooki sur la scène improvisée de l’entrée-garage du bâtiment.
— Bonjour tout le monde, merci de m’accueillir dans votre famille. J’espère faire avec vous de belles courses et qu’on ira loin ensemble. Je sais que la perte d’un pilote n’est pas facile, surtout quand c’est quelqu’un comme Axel Evans qui prend sa retraite. Merci à vous pour ces magnifiques années en Formule 1, à titre personnel, de m’avoir fait rêver et de m’accrocher à mon rêve d’être pilote. C’est avec honneur que je prends votre suite, en espérant perpétuer votre gloire et garder Elysium au sommet. J’en profite pour vous demander de plutôt m’appelez Leandro, j’ai bien plus l’habitude de ce surnom brésilien que de mon prénom suédois, haha.
Le discours est simple et pas réellement préparé, mais il est suffisant puisque les salariés d’Elysium l’applaudissent et l'acclament. Son surnom est scandé de toutes parts dans la pièce et résonne avec force.
En discutant un peu avec l’équipe d’ingénieurs, il apprend qu’il a été en compétition avec un Français pour l’obtention de ce baquet. À l’heure actuelle, il n’y a qu’un titulaire de cette nationalité en Formule 1 et de ce qu’il sait, il reste dans son équipe pour l’année à venir. Et l’autre Français qu’il connaît, a été avec lui en Formule 2. Romairyc.
Le jeune homme l’a souvent suivi de près lors des courses et ils se sont régulièrement retrouvés ensemble sur le podium. Dire que le nouveau pilote de formule 1 aux cheveux châtain ne s’est pas senti menacé par le pilote Français serait mentir, il a vu les talents de ce concurrent s’affiner à chaque course qu’ils ont courue ensemble. Ils se sont disputés de nombreux podiums et par deux fois, le Brésilien n’a décroché la première place qu’à quelque millièmes de secondes devant le Français.
Ils se sont connus la première fois en Formule 3. Nathan étant trop joviale et sociable pour Leandro, ce dernier s’est souvent tenu à l’écart du pilote. Néanmoins, lors de leurs discussions, ils ont été tout aussi passionnés l’un que l’autre, donnant leurs avis sur des virages, de façons de prendre le départ, etc. Ils se sont traités mutuellement avec respect et Leandro l’a bien senti. Nathan a peut-être aussi compris le besoin de solitude de la part du Brésilio-Suédois puisqu’il n’est venu chercher la conversation uniquement lorsqu'ils étaient seuls. Ou peut-être que le Français n’a tout simplement pas su comment faire pour que Leandro soit son ami.
Après quelques investigations auprès de différents ingénieurs, il pu savoir que Nathan a été clinique lors de ses essais privés, avec des temps à faire pleurer les plus grands. Pourtant, le choix de Justine s'est arrêté sur Leandro avec un simple “je le sens bien ce petit”.
Il n’est pas mécontent de cette décision, bien au contraire, mais au fond de lui, il prend réellement conscience du talent et de la menace que représente Nathan pour lui-même et son avenir dans la F1.
La conversation suit son cours et l’un des ingénieurs regarde avec insistance la star de la soirée. Le poids de son regard commence sérieusement à mettre mal à l’aise le Brésilio-Suédois qui est d’un naturel réservé.
— Is something wrong? le questionne-t-il alors.
— I was just wondering why you want to be called Leandro and not Lennart. That is your first name, after all, la curiosité dans la voix de l’ingénieur se fait sentir.
— Oh, well, I was born in Sweden but grew up in Brazil, and when my best friend and I first met, he had trouble saying ‘Lennart’, my swedish first name, so he renamed me Leandro, and little by little, everyone started using that nickname instead of my first name. — That’s all, répond simplement le pilote.
— I see, but which flag will you be competing under then? demande l’ingénieur.
— Brazil’s, as I did my super licence there.
— OK! In any case, welcome to our team!
— Quelque chose ne va pas ? le questionne-t-il alors.
— Je me demandais seulement pourquoi tu veux qu’on t’appelle Leandro et pas Lennart. C’est pourtant ton prénom, la curiosité dans la voix de l’ingénieur se fait sentir.
— Oh, euh, je suis né en Suède mais j’ai grandi au Brésil et mon meilleur ami, lorsqu’on s’est connu, avait du mal à dire “Lennart”, mon prénom suédois, il m’a renommé Leandro, et petit à petit, tout le monde c’est mis à utiliser ce surnom plutôt que mon prénom. C’est tout, répond simplement le pilote.
— Je vois, mais du coup tu vas courir sous quel drapeau ? demande l’ingénieur.
— Celui du Brésil, comme j’ai passé ma super licence là-bas.
— Ok ! Dans tous les cas bienvenus chez nous !
L'ingénieur, satisfait de cette réponse, n’en demande pas plus et fait dériver la conversation sur les résultats de la saison en cours et sur ce qui les attendra lors de la saison prochaine.
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Une dizaine de jours plus tard, alors qu’il s'entraîne dans la salle de sport de l’écurie, il fait une petite pause et regarde ses notifications. Il repère un gros titre d’un article du Formula Mag qui se concentre sur l’écurie Wikström et ses choix de pilotes pour l’année 2012. Leandro parcours à la va vite l’article et il ne retient que les informations principales :
Marc Vinland, titulaire, qu’on ne présente plus, arrivé en F1 il y a 5 ans, reste chez Wikström avec qui il a signé un contrat il y a 2 ans de cela.
Antonio Rizetti, titulaire, un rookie qui a couru avec lui en F2, très agressif en piste et fait de bons résultats.
Nathan Romairyc, troisième pilote de l’écurie.
Nathan est en F1. Il a réussi à avoir un baquet. Enfin, “réussi” est un bien grand mot puisqu’il n’est que le troisième pilote. Mais au moins l’un de ses grands adversaires le suit encore. Sans que Leandro ne sache pourquoi, cette idée le réjouit plus qu’il ne l'aurait pensé.
Le Brésilio-Suédois éteint l’écran de son téléphone et se remet au travail. Il est certes titulaire, mais il est hors de question de négliger son entraînement.
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Quelques jours passent et son agent, Biixi Wardi, vient le trouver dans la salle de sport. Alors que Leandro se concentre sur ses exercices de musculation de son cou, la venue de son agent l’interpelle. De mémoire, il n’a pas souvenir d’avoir une interview ou quelque chose dans ce genre prévu aujourd’hui. À la fin de l’exercice, Biixi s’approche.
— Hi Leandro! I've just received a reply from the FIA regarding the appointment to choose your track number, dit-il.
— When is it?
— This Thursday at 4 pm sharp. I'll text you the address.
— Ok.
— Salut Leandro ! Je viens de recevoir la réponse de la FIA pour le rendez-vous pour le choix de ton numéro en piste, dit-il.
— Ce sera quand ?
— Ce jeudi à 16h, soit à l’heure, je t’enverrai l’adresse par SMS.
— D’accord.
Biixi reste encore quelques secondes à regarder son nouveau pilote, ne sachant pas quoi faire, doit-il continuer la conversation ou partir. D’un naturel bavard, le Somalien n’a pas l’habitude des personnes introverties. Finalement, il fait un coucou de la main en lui souhaitant une bonne séance de sport et repart dans son bureau. Leandro lui répond de la même manière avec un “à plus” courtois.
Sur le chemin de son bureau, il croise Emelie Hœnigsberg, la coéquipière du Brésilio-Suédois.
— Tell me, Emelie, did you manage to have a bit of a chat with Leandro?, demande-t-il inquiet de savoir s’il est le seul dans son cas.
— Yes, why?
— He doesn’t say much, and I must admit I find it hard to communicate with him. He always sticks to the bare essentials, never goes beyond that. And it’s getting on my nerves. I’ve been a manager for 16 years now and I’ve never found it so hard to talk to a driver. Even when we talk about driving, he doesn’t say much, even though that’s one of the topics I’m sure he’d talk about at length, se confie-t-il, I know I’m older than him, but I’ve always had a good rapport and a good laugh with my drivers.
— Don’t worry about it, Biixi. He’s young and has only just joined F1; give him time to settle in a bit, rigole et rassure la pilote, If you like, talk to him about music; I saw him playing the guitar the other day. That gives you something in common!
— Thanks, Emelie, you’re the best!
— You’re welcome!
— Dis-moi Emelie, tu as réussi à parler un peu avec Leandro ? demande-t-il inquiet de savoir s’il est le seul dans son cas.
— Oui, pourquoi ?
— Il ne parle pas beaucoup et j’avoue avoir des difficultés de communication avec lui. C’est toujours à l’essentiel, jamais au-delà. Et ça m’embête. Ça fait maintenant 16 ans que je suis agent et jamais je n’ai eu autant de mal à parler avec un pilote. — Même quand on parle pilotage, il ne dit pas grand chose alors que c’est l’un des sujets où je suis sûr qu’il parlera beaucoup, se confie-t-il, je sais que je suis plus âgé que lui, mais j’ai toujours eu de bon rapport et de bon délire avec mes pilotes.
— Ne t’en fais pas pour ça Biixi, il est jeune et vient de rentrer en F1, laisse lui le temps de s’acclimater un peu, rigole et rassure la pilote, Si tu veux, parle-lui de musique, je l’ai vu jouer de la guitare l’autre jour. Ça vous fait un point commun !
— Merci Emelie, tu es la meilleure !
— Pas de quoi !
Enfin sur une piste pour se rapprocher de son pilote, Biixi rentre dans son bureau. Il envoie l’adresse du lieu de rendez-vous à Leandro et continue à travailler sur l'emploi du temps de Leandro afin de mettre en place les prochaines interviews prévues.
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Leandro éteint son réveil et se lève. Aujourd’hui il va enfin pouvoir donner son numéro de course à la FIA. Il a longuement réfléchi et finalement, c'est le numéro 8 qui l’a emporté.
La matinée passe, il fait des séances sur le simulateur et termine par un footing autour du siège de son écurie. À 15h, il se rend dans le vestiaire, prend une douche et part. Dans la voiture, il met en route son GPS, il lui annonce une arrivée à 15h48. Au moins, s’il y a quelques imprévus sur la route, il a un peu d’avance. Il arrive au point de rendez-vous à l’heure indiquée par le navigateur, se gare et descend. Au loin sur le parking, il repère la voiture de son agent. Il se dirige vers elle espérant que celui-ci s’y trouve encore. Par chance, il le voit descendre et se rapprocher de lui.
— Early! How are you, Leandro?
— I'm fine, and you?
— Very well! Tell me, do you know which number you're going to give?
— Yes.
— Oookkk, décidément Biixi a vraiment du mal avec les personnes introverties, Which one is it?
— Number 8.
— Is there a reason behind that?
— Yes.
— En avance ! Comment vas-tu Leandro ?
— Ça va et toi ?
— Très bien ! Dis-moi, tu sais quel numéro tu vas donner ?
— Oui.
— Oookkk, décidément Biixi a vraiment du mal avec les personnes introverties, c’est lequel ?
— Le 8.
— Il y a une raison derrière ?
— Oui.
Intérieurement, Biixi sent que ça ne va pas être simple de parler avec lui encore aujourd’hui. Mais il ne perd pas espoir, comme l’a dit Emelie, il lui faut encore du temps avant de s’habituer à ce nouvel environnement.
Ils partent en direction du bâtiment de la FIA. À l’accueil, Biixi donne la raison de leurs visites et ils sont escortés vers le bureau où s’effectue l’attribution des numéros.
— Pleased to meet you, Lennart Eriksson. We haven’t had the chance to be introduced yet, I’m Ernest Donald, the race number coordinator for Formula, dit l’homme en tendant sa main vers Lennart.
— Pleased to meet you, répond le Brésilien en serrant la main tendue.
— Hello, Biixi. How are you?
— Very well. And you, Ernest?
— I’m fine. Right, let’s get started. Lennart, tell me, which number would you like?
— Number 8.
— A quick choice! I like that. I’ll print out the certificate stating that this will be your number for the rest of your Formula 1 career; we’ll sign it and the number is yours.
— Mmh, répond Leandro accompagné d’un hochement de tête.
— Enchanté Lennart Eriksson, nous n’avons pas encore eu le loisir d’être présenté. Je suis Ernest Donald, le responsable des numéros en courses pour la Formula, dit l’homme en tendant sa main vers Lennart.
— Enchanté, répond le Brésilien en serrant la main tendue.
— Bonjour Biixi, comment vas-tu ?
— Très bien et toi Ernest ?
— Ça va. Bon commençons. Lennart dites-moi, quel numéro souhaitez-vous ?
— Le numéro 8.
— Un choix rapide ! J’aime ça. J’imprime l’attestation qui stipule que ce sera ton numéro pour le reste de ta carrière en Formule 1, on le signera et ce numéro est à vous.
— Mmh, répond Leandro accompagné d’un hochement de tête.
Une fois le document signé, Ernest le range dans un classeur. Les 3 hommes se disent au revoir et Biixi guide Leandro vers la sortie.
Une fois au siège de l’écurie, une séance photo est de mise avec le numéro du pilote.
— So? What shall we put as the tagline? demande Biixi à Leandro.
— “For eternity”, répond-il simplement.
— I see. That’s beautiful and powerful! I really like it! sourit le quarantenaire.
— Thanks, un petit sourire se forme sur le visage du jeune pilote.
— Is that a smile I see there? So you do know how to smile!! rigole Biixi.
— Alors ? On met quoi en petite phrase d’accroche ? demande Biixi à Leandro.
— “Pour l’éternité.”, répond-il simplement.
— Je vois. C’est beau et fort ! J’aime beaucoup ! sourit le quarantenaire.
— Merci, un petit sourire se forme sur le visage du jeune pilote.
— C’est un sourire que je vois là ? Donc tu sais sourire !! rigole Biixi.
En guise de réponse, il a droit à un rire discret.
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💬 Commentaires 4
J'avoue avoir déjà eu l'idée de fusionner ces deux sujets, mais tu l'as fait avant. Et avec brillaud j'aime bcp ce premier chapitre qui met les bases.
Ils sont bien intriguant nos tous jeunes pilotes je les aimes déjà bcp.