Fragments de lumière
Lucas ne semble jamais appartenir à un seul endroit.
Pour Guillaume, il est l’ami absolu, celui qui a toujours été là, avant même qu’il comprenne ce que cela signifiait.
Pour Corentin, il est à la fois le point de bascule et la faute originelle, l’élan et la perte.
Pour Samuel, il est une évidence silencieuse, une force qui organise le monde sans avoir besoin de le nommer.
Pour Thibaud, il est une présence insupportable et magnétique, capable de le déstabiliser sans jamais forcer.
Pour Mathilde, il est un trouble, une question, un déséquilibre fascinant dans les vies trop ordonnées.
Lucas traverse les existences sans jamais s’y installer vraiment. Il ne se raconte pas, il se recompose dans les regards. Chacun croit le connaître, mais chacun ne tient qu’un fragment.
Et tous vivent avec ce qu’il laisse derrière lui : des liens trop forts, des absences mal définies, des certitudes qui vacillent.
Ce n’est pas une histoire de garçons, ni celle d’un garçon.